À LA DÉCOUVERTE DES ATELIERS DE CONSTRUCTION DES DÉCORS ET COSTUMES
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La 9ᵉ édition de la Journée Portes Ouvertes des ateliers de construction des décors et costumes s’est tenue le 3 mars dernier. Ces rencontres ont réuni 440 personnes accompagnées par le service d’actions culturelles du Festival, Passerelles. L’occasion pour beaucoup de découvrir le monde de l’opéra, ainsi que la diversité des corps de métiers et des savoir-faire du Festival.
Après une brève introduction sous la forme d’un film d’animation qui présente les grandes étapes de la conception d’une production d’opéra, les participants se lancent en petits groupes dans différents points de rencontre : bureau d’étude, serrurerie, menuiserie, machinerie, lumière, son, décoration, accessoires, costumes, vidéo, ou encore coiffure et maquillage.
Au bureau d’études, la rencontre avec Frédéric Lyonnet, directeur technique adjoint du Festival, rappelle que le Festival est un festival de création : tous les décors des productions sont conçus en son sein. Au bureau d’étude, il s’agit en premier lieu de comprendre le projet de mise en scène, et de suivre sa bonne mise en œuvre. C’est aussi l’occasion d’expliquer le projet des structures standard du Festival.
« L’Opéra, c’est un de mes plus grands rêves ! Travailler dans le milieu de l’Opéra et du théâtre, les métiers sur scène, l’art lyrique… »
Tess, École de la deuxième chance
À la machinerie, Sofiane expose les étapes complexes de l’alternance des décors de deux productions au Théâtre de l’Archevêché, quand Damien, décorateur, détaille son travail de patine sur les objets, « pour leur donner une vie ». Il explique aussi que son travail d’accessoiriste continue jusqu’au moment des représentations, au cours desquelles il dispose des objets dans le décor durant le spectacle, ou bien déploie un dispositif de mise en scène - comme ce four qui s’ouvre et duquel s’échappe de la fumée.
« Parmi les intervenants, il y avait beaucoup de passionnés. Le monde de l’opéra ce n’est pas quelque chose que je connais, ça a été un plaisir pour moi de découvrir »
Fares, École Kourtrajmé
En serrurerie, on découvre un monumental cheval à bascule en acier, qui devra ensuite passer à l’atelier menuiserie, puis à la décoration pour finaliser son apparence. À l’étage, Coline, qui travaille à l’atelier costumes depuis quatorze ans, montre un prototype de la robe de La Femme sans ombre, spectacle qui sera présenté cet été au Grand Théâtre de Provence. Elle passe en revue toute la diversité des costumes à l’opéra, de la reproduction d’une robe du XVIIIᵉ siècle, à un vêtement de prêt-à-porter auquel on apporte les modifications nécessaires pour coller au mieux aux souhaits et propos de la mise en scène.
Ce qui frappe de nombreux participants, c’est à la fois le nombre de métiers représentés aux ateliers et la passion dont chacun fait preuve. Cette demi-journée de visite inspirera peut-être cette même passion ou confirmera des vocations, comme pour Méryl, qui souhaiterait devenir costumier.
« Moi j’aime tout ce qui est fabrication à la main, j’aimerais être costumier et de les voir travailler, de voir ce qu’ils ont pu produire c’était très intéressant. »
Méryl, École Kourtrajmé







