— Au festival

Publiée le 11 juillet 2022

TROIS OPÉRAS EN VERSION DE CONCERT À AIX

L’ORFEO de Claudio Monteverdi, NORMA de Vincenzo Bellini et ORPHÉE ET EURYDICE de Christoph Willibald Gluck sont donnés en version de concert cet été au Festival d’Aix.

Ce soir, en écho au Couronnement de Poppée, dernier opéra de Monteverdi, Leonardo García Alarcón et Cappella Mediterranea donnent une version de concert de L’Orfeo, créé le 24 février 1607 à Mantoue, premier opéra du compositeur et souvent considéré par ailleurs comme le premier véritable opéra de l’histoire. Dans le rôle-titre, Valerio Contaldo affronte la partition suprêmement complexe et virtuose du compositeur, culminant dans une traversée des Enfers où la beauté le dispute à la difficulté.

Créée le 26 décembre 1831, pour l’ouverture de saison du Teatro alla Scala de Milan, Norma, le titre-phare du bel canto – l’un des plus parfaits chefs-d’œuvre de l’histoire de l’opéra dont l’histoire est marquée par la figure de Maria Callas – est donné le lundi 18 juillet prochain pour la première fois au Festival d’Aix-en-Provence. Riccardo Minasi y dirige sa propre édition critique à la tête de l’Ensemble Resonanz, spécialisé dans les interprétations historiquement informées ; Michael Spyres et Amina Edris entourent une Karine Deshayes parvenue au faîte de son art, qui effectue en même temps sa prise de rôle et ses débuts au Festival.

Incontournable au moment de la naissance de l’opéra, le mythe d’Orphée a également accompagné certaines de ses plus grandes réformes. Le jeudi 21 juillet, en miroir de L’Orfeo de Monteverdi, Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion présentent en version de concert son autre avatar lyrique le plus célèbre : Orphée de Gluck, quintessence du sublime classique vantant un siècle et demi plus tard un idéal de beauté simple et touchante. On entend ici pour l’essentiel l’œuvre dans l’adaptation réalisée par Berlioz en 1859 pour la grande Pauline Viardot. Emily D’Angelo, mezzo-soprano à la technique impériale et au tempérament de feu, fait tout à la fois une prise de rôle et ses débuts au Festival d’Aix ; l’Eurydice ardente de Sabine Devieilhe et l’Amour espiègle de Lea Desandre l’accompagnent dans sa quête initiatique.

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