— Au festival

Publiée le 13 mai 2019

TOSCA : LA DIVA EN SCÈNE

Sarah Bernhardt
© Nadar

En 1887, année de création de la pièce de Victorien Sardou La Tosca, le personnage de la cantatrice est déjà devenu un mythe. Avec les grandes chanteuses du XIXe siècle, comme Giuditta Pasta, Maria Malibran, Isabella Colbran, Giulia Grisi, Henriette Sontag ou Pauline Viardot, s’impose un véritable culte de la cantatrice, qui devient la diva, la divine.

Les traits caractéristiques de la diva, figés rapidement en stéréotypes, se retrouvent chez Tosca : beauté (chevelure brune, yeux noirs, ardeur sensuelle), jeunesse, liberté de mœurs et caprices, dans le privé comme sur scène, dons d’actrice et surtout sublime d’une voix, le soprano, capable de soulever émotion et passion, jusqu’à élever l’art à une dimension quasi religieuse.

Sarah Bernhardt, monstre sacré de la scène et créatrice du rôle de Tosca au théâtre, apporta une contribution décisive à ce personnage de la diva et participa véritablement à la création du rôle à l’opéra. Les critiques louèrent son extraordinaire interprétation : la théâtralité de ses gestes, l’expressivité de son visage et de ses regards, le magnétisme de sa voix. Puccini lui-même, qui assista à une représentation en 1889, fut séduit par l’exceptionnelle présence scénique de Sarah Bernhardt et son aura tragique. Le livret garde une trace concrète de son interprétation avec la reprise, dans ses détails, de la fameuse pantomime inventée par l’actrice après le meurtre de Scarpia, à la fin de l’acte II.

Extrait du dossier pédagogique Tosca : la diva en scène écrit par Marcel Ditche, professeur agrégé de lettres classiques

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