— Au festival

Publiée le 24 octobre 2014

SONGE D’UN APRÈS-MIDI D’AUTOMNE…

Théâtre de l’Archevêché
© Clément Vial

En 2015, le Festival a choisi de reprendre Le Songe d’une nuit d’été dans la mise en scène de Robert Carsen créée avec succès en 1991 à Aix-en-Provence.
Après avoir été donnée dans le monde entier, à l’Opéra Comique, l’English National Opera, l’Opéra de Lyon, la Scala de Milan ou encore au Liceu de Barcelone, la production revient sur les lieux qui l’ont vu naître. Mais, sur le plan technique, les choses ne sont pas si simples car reprise ne veut pas dire réplique, et encore moins à vingt-quatre ans d’intervalle. L’Opéra de Lyon et la Scala de Milan, où la production a été donnée pour la dernière fois, respectivement en 2008 et 2009, ne sont pas le Théâtre de l’Archevêché.

Au début de l’automne, à un moment où seuls les grands éléments du décor sont arrivés de Lyon, mais pas encore les accessoires, Robert Carsen est donc venu faire un point au Théâtre de l’Archevêché avec les équipes techniques du Festival pour lesquelles cette réunion va déterminer le travail de toute une année. Appareils photos à la main, les techniciens sont à l’affût des moindres indications.
Il s’avère que, depuis 1991, le plateau de l’Archevêché a subi des modifications : la hauteur des cintres a été diminuée, empêchant désormais la remontée à la verticale de décors hauts – le tissu vert du sol dans Le Songe d’une nuit d’été doit ainsi faire l’objet d’un ingénieux système de plissage -, et la profondeur du plateau réduite. Un réajustement s’impose : après plusieurs essais, Robert Carsen communique les nouvelles dimensions à appliquer au grand plateau incliné, à l’arrière duquel un escalier devra également être aménagé pour faciliter les entrées et sorties des chanteurs. Afin de compenser cette perte de longueur au lointain, il envisage d’empiéter sur la fosse d’orchestre, l’effectif instrumental du Songe d’une nuit d’été étant relativement modeste.
Tout est donc revu et mesuré au millimètre près, de manière à retrouver les meilleures conditions. Un véritable exercice d’orfèvre attend désormais les techniciens du Festival…