— Au festival

Publiée le 15 juin 2020

#LASCÈNENUMÉRIQUE

Festival d'Aix-en-Provence 2020 - #LASCENENUMERIQUE
© Irma Boom / Laurie Wagner

6—15 JUILLET 2020
10 JOURS DE FESTIVAL
100% EN LIGNE ET GRATUIT !


Édition 2020 : éclats numériques

L’édition 2020 du Festival d’Aix-en-Provence n’est pas annulée, elle est simplement empêchée. Les productions sont reportées mais les décors prennent déjà vie aux Ateliers de Venelles et certaines équipes vont répéter dès cet été, dans le respect des normes sanitaires. Une large part des résidences de l’Académie et des sessions de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée vont se tenir, aidées des nouvelles technologies. Les services éducatif et socio-artistique de Passerelles poursuivent leur mission. Cette année comme les autres, il sera bien question de répétition, création, interprétation et transmission – ces quatre piliers qui font l’art vivant –, dans un vaste tissu dont Aix-en-Provence sera le centre. Surtout, l’énergie des artistes invités, leur désir de porter les œuvres auprès du public, sont intacts. Il fallait donc, en dialogue avec eux, adapter la programmation, la rendre légère dans ses dispositifs mais ambitieuse et variée dans son contenu ; et jouer avec les contraintes pour inventer un autre type de rapport au public. Ainsi, en impliquant une centaine de personnalités (sans compter les orchestres), cette édition aura lieu à sa manière. Ailleurs, autrement. Avec cette scène numérique, nous voulions en donner un aperçu, et repenser le sens et la mission du Festival, pour mieux construire l’avenir.

10 jours, 4 rendez-vous quotidiens

Du lundi 6 au mercredi 15 juillet, la scène numérique proposera une grille quotidienne ponctuée de quatre rendez-vous – accessibles pour partie sur Arte et sur France Musique et en intégralité sur le site du Festival, depuis une chaîne dédiée ainsi que sur ses réseaux sociaux. Un thème donnera à chaque journée son unité.

En début de soirée (19h) sera retransmis un récital ou un concert issu pour la plupart de la programmation d’origine, mais repensé dans sa forme comme son contenu pour renouveler la manière de s’adresser au public. Formats, esthétiques et répertoires couvriront un large spectre. On pourra notamment entendre le Balthasar Neumann qui, depuis l’Archevêché, rendra hommage à Beethoven et à Mozart, figure tutélaire du lieu, et, dans son studio de Londres, le London Symphony Orchestra dans un programme franco-américain dédié aux Aixois ; mais aussi, entre autres, Sabine Devieilhe, Jakub Józef Orliński, Christian Gerhaher, Magdalena Kožená accompagnée de Sir Simon Rattle ou encore le Trio Sōra.

Il sera suivi, en deuxième partie de soirée (21h), de la rediffusion d’une des productions phares du Festival, introduite par un de ses artistes : par exemple Waltraud Meier pour Elektra (2013), Robert Carsen pour Le Songe d’une nuit d’été (2015) ou Catherine Malfitano pour Tosca (2019).

À midi, des débats permettront aux principales figures de cette édition – autour de Pierre Audi : Sir Simon Rattle, Kaija Saariaho, Susanna Mälkki, Thomas Hengelbrock, Simon Stone, Barrie Kosky, Amin Maalouf, Simon McBurney, Katie Mitchell ou Leonardo García Alarcón – d’échanger sur les conditions d’exercice de leur activité et sur la création artistique en général, dans le contexte si particulier que nous traversons aujourd’hui.

Enfin, une matinale mettra en valeur les événements artistiques de la journée au moyen d’archives (par exemple l’un des derniers entretiens de Patrice Chéreau à l’occasion d’Elektra) et donnera un écho des différentes activités du Festival se tenant cet été : suivis de répétitions, montages de décors, mais aussi résidences numériques de l’Académie et de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, montreront combien la vie continue.

Ainsi, chacune et chacun – artistes, publics, organisateurs – et nous tous, virtuellement réunis, pourront retrouver dans les éclats multiples de cette édition empêchée la trace de cet esprit si particulier qui fait du Festival d’Aix-en-Provence un moment comparable à nul autre dans l’ordre du partage du sensible. Et qui nous rend plus vivants et plus forts.

LE SITE WEB DE #LASCÈNENUMÉRIQUE SERA MIS EN LIGNE À PARTIR DU 3 JUILLET SUR LASCENENUMERIQUE.FESTIVAL-AIX.COM


FESTIVAL D’AIX-EN-PROVENCE
#LASCÈNENUMÉRIQUE

LUNDI 6 JUILLET
CONTINUER À CRÉER : AUTOUR D’INNOCENCE

Tous les acteurs de cette production qui devait être créée cet été pourront être réunis plusieurs semaines pour commencer à répéter. La compositrice Kaija Saariaho, le metteur en scène Simon Stone et la chanteuse Magdalena Kožená témoigneront auprès de Pierre Audi, directeur général du Festival d’Aix-en-Provence, de ce que représente concrètement l’impact de la crise sanitaire sur le devenir d’une telle création, et montreront comment le travail peut se poursuivre malgré les contraintes. Nous retrouverons Magdalena Kožená dans un récital Brahms, Dvořák, Debussy, Strauss, Martinů et Janáček qu’accompagnera Sir Simon Rattle. La rediffusion de Pelléas et Mélisande de Debussy par Esa-Pekka Salonen et Katie Mitchell (Festival d’Aix 2016), introduite par Barbara Hannigan, prolongera cette journée consacrée aux cellules familiales brisées par un drame non-dit.

MATINALE
Retour sur Pelléas et Mélisande : Interview de Barbara Hannigan

12H — DÉBAT
« Continuer à créer : Autour d’Innocence », avec Kaija Saariaho, Simon Stone, Magdalena Kožená et Pierre Audi.
Modération : Alain Perroux

19H — RÉCITAL
Magdalena Kožená, mezzo-soprano
Simon Rattle, piano
Johannes Brahms, Antonín Dvořák, Claude Debussy, Richard Strauss, Bohuslav Martinů, Leoš Janáček

21H — OPÉRA
Pelléas et Mélisande de Debussy dirigé par Esa-Pekka Salonen et mis en scène par Katie Mitchell

MARDI 7 JUILLET
QUELLES FABLES POUR L’OPÉRA DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI ?

Quels mots et quelles histoires d’opéra sont les mieux à même d’exprimer les réalités contemporaines – socio-économique, politique ou environnementale – et ce qu’elles induisent en nous de pensées vives et d’émotions ? Amin Maalouf, invité de la résidence du Festival « Opéra en création », dialoguera avec le metteur en scène Peter Sellars et Sofi Oksanen, romancière et librettiste d’Innocence. Ils poseront ainsi à nouveaux frais la question d’un art engagé. Un récital de Marie- Laure Garnier et Célia Oneto Bensaid donnera à entendre Quatre instants de Kaija Saariaho, sur un texte d’Amin Maalouf, ainsi que des mélodies de Sibelius, autre figure incontournable de la musique finlandaise. Le questionnement autour de la fable d’opéra aujourd’hui s’étendra à la rediffusion de Pinocchio de Philippe Boesmans.

MATINALE
Retour sur Pinocchio : Interview de Stéphane Degout

12H — DÉBAT
« Quelles fables pour l’opéra dans le monde d’aujourd’hui ? », avec Amin Maalouf, Peter Sellars et Sofi Oksanen
Modération : Timothée Picard

19H — RÉCITAL
Marie-Laure Garnier, soprano
Célia Oneto Bensaid, piano
Programme Kaija Saariaho & Jean Sibelius

21H — OPÉRA
Pinocchio de Philippe Boesmans, dirigé par Emilio Pomarico et mis en scène par Joël Pommerat

MERCREDI 8 JUILLET
CONTINUER À RÊVER : RÉINVENTER L’ENCHANTEMENT SPECTACULAIRE

Le contexte lourd d’enjeux qui est le nôtre aujourd’hui exige de pouvoir continuer à rêver, et donc retrouver les chemins de l’enchantement spectaculaire. Les grandes esthétiques du passé continuent de nous inspirer ; la crise aura montré l’importance des nouvelles technologies, à la fois comme support alternatif et comme espace de créativité. Tel sera l’enjeu de l’échange entre le metteur en scène Barrie Kosky, le chef d’orchestre Leonardo García Alarcón et le saxophoniste, compositeur et directeur du Conservatoire de Marseille Raphaël Imbert. Jakub Józef Orliński, artiste typique d’une nouvelle génération évoluant aisément entre cultures savantes et populaires, y participe à sa manière. Il cultivera son jardin avec le concours de Michał Biel dans un récital partant des airs de Haendel et des songs de Purcell qui ont assuré son succès pour aller vers un large pan de la mélodie polonaise du XXe siècle. La rediffusion du Songe d’une nuit d’été de Britten par Kazushi Ono et Robert Carsen (Festival d’Aix 2015), et présentée par ce dernier, illustrera idéalement le thème du jour.

MATINALE
Retour sur Le Songe d’une nuit d’été : Interview de Robert Carsen

12H — DÉBAT
« Continuer à rêver : réinventer l’enchantement spectaculaire » avec Barrie Kosky, Leonardo García Alarcón et Raphaël Imbert
Modération : Alain Perroux

19H — RÉCITAL
Jakub Józef Orliński, contre-ténor
Michał Biel, piano
Georg Friedrich Haendel, Henry Purcell, Tadeusz Baird, Paweł Łukaszewski

21H — OPÉRA
Le Songe d’une nuit d’été de Britten dirigé par Kazushi Ono et mis en scène par Robert Carsen

JEUDI 9 JUILLET
LA MOBILITÉ DES ARTISTES AU DÉFI DES FRONTIÈRES

L’une des inconnues les plus tenaces de cette édition aura été : les artistes pourront-ils franchir les frontières ? Elle n’est que la déclinaison radicale d’une problématique que nombre d’artistes connaissaient déjà avant pour des raisons économiques, géopolitiques ou institutionnelles. Quel peut être alors le rôle des réseaux ? Vincent Agrech, journaliste musical et ancien responsable du Pôle Musique de l’Institut Français, posera la question à Bernard Foccroulle, ancien directeur du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles et du Festival d’Aix-en-Provence, Kathryn McDowell, directrice du London Symphony Orchestra, Michele Cantoni, directeur de la Philharmonie de Palestine, et Tom Leick-Burns, à la tête des Théâtres de la Ville de Luxembourg et membre du réseau enoa (réseau européen d’académies d’opéra fondé et dirigé depuis 2009 par le Festival d’Aix-en-Provence). Un récital de Paul-Antoine Bénos-Djian et Bianca Chillemi nous fera voyager sur les terres espagnole et sud-américaine avec des mélodies d’un large XXe siècle exaltant l’artiste errant et marginal. On retrouvera l’Espagne, mais aussi la figure mythique la plus voyageuse et protéiforme de l’Europe moderne, avec la rediffusion de Don Giovanni, par Louis Langrée et Dmitri Tcherniakov (Festival d’Aix 2010), présenté par Marlis Petersen.

MATINALE
Retour sur Don Giovanni : Interview de Marlis Petersen

12H — DÉBAT
« La mobilité des artistes au défi des frontières » avec Bernard Foccroulle, Kathryn McDowell, Michele Cantoni et Tom Leick-Burns
Modération : Vincent Agrech

19H — RÉCITAL
Paul-Antoine Bénos-Djian, contre-ténor
Bianca Chillemi, piano
Carlos Guastavino, Manuel De Falla, Alberto Ginastera, Ernani Braga, Santos Chillemi, Federico Mompou, Horacio Guarany, Alfonso Esparza Oteo, Tomás Méndez

21H — OPÉRA
Don Giovanni de Mozart dirigé par Louis Langrée et mis en scène par Dmitri Tcherniakov

VENDREDI 10 JUILLET
L’ÉDITION 2020 : REPENSER LE FESTIVAL

Le temps fort de cette journée sera le concert donné à l’Archevêché par le Balthasar Neumann Ensemble sous la direction de Thomas Hengelbrock, dans un programme qui entrelace la 5e Symphonie de Beethoven, dont nous fêtons l’anniversaire de la naissance, à des airs et duos de Mozart interprétés par Véronique Gens et Stanislas de Barbeyrac. Ce contact renoué avec les origines du Festival – Mozart à l’Archevêché – sera l’occasion pour John Allison, critique musical au Daily Telegraph, d’interroger Pierre Audi et certains chefs d’orchestre de l’édition 2020 – Sir Simon Rattle, Susanna Mälkki, Thomas Hengelbrock – sur ce qu’ils pensent être son sens et sa mission à la lumière de l’expérience inédite que représente cette édition empêchée. L’hommage au style et à l’esprit des œuvres de Mozart éclate dans The Rake’s Progress de Stravinski (Festival d’Aix 2017), par Simon McBurney et Eivind Gullberg Jensen, autre manière de repenser la place de l’opéra dans notre culture, entre permanence et renouveau. Sa rediffusion sera présentée par Kyle Ketersen.

MATINALE
Retour sur The Rake's Progress : Interview de Kyle Ketelsen

12H — DÉBAT
« L’édition 2020 : repenser le Festival » avec Pierre Audi, Sir Simon Rattle, Susanna Mälkki et Thomas Hengelbrock
Modération : John Allison

19H — CONCERT
Balthasar Neumann Ensemble sous la direction de Thomas Hengelbrock
Avec Véronique Gens, soprano et Stanislas de Barbeyrac, ténor
Ludwig van Beethoven, Wolfgang Amadeus Mozart

21H — OPÉRA
The Rake’s Progress d'Igor Stravinski dirigé par Eivind Gullberg Jensen et mis en scène par Simon McBurney

SAMEDI 11 JUILLET
ACCOMPAGNEMENT DES CARRIÈRES ARTISTIQUES : VERS PLUS D’ÉGALITÉ

Des freins à l’égalité des chances peuvent surgir tout au long de la carrière artistique. Ce sera le sujet d’un entretien réunissant la metteuse en scène Katie Mitchell, qui supervise au Festival l’atelier « Créatrices d’opéra », Raphaël Pichon, directeur de l’ensemble Pygmalion et encadrant du mentorat des cheffes d’orchestre, Émilie Delorme, directrice du CNSMDP, et Estelle Lowry, directrice de Musique Nouvelle en Liberté. Une attention particulière sera accordée au rôle que jouent les institutions de formations artistiques et à celui que peuvent assumer des artistes-mentors. Le concert du Trio Sōra – consacré à Beethoven et Kelly-Marie Murphy – posera à sa manière la question de la programmation des femmes compositrices. La rediffusion de Tosca de Puccini par Daniele Rustioni et Christophe Honoré (Festival d’Aix 2019), présentée par Catherine Malfitano, sera l’occasion d’une libre évocation des joies et peines de la carrière artistique à tous les âges de la vie. Daniele Rustioni et l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon auront déjà été à l’honneur dans la matinale, accompagnant Sabine Devieilhe dans un concert Mozart, Rimski-Korsakov et Chostakovitch.

MATINALE
Retour sur Tosca : Interview de Catherine Malfitano

Concert de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon dirigé par Daniele Rustioni
Sabine Devieilhe, soprano
Wolfgang Amadeus Mozart, Nikolaï Rimski-Korsakov et Dmitri Chostakovitch

12H — DÉBAT
« Accompagnement des carrières artistiques : vers plus d'égalité » avec Katie Mitchell, Raphaël Pichon, Émilie Delorme et Estelle Lowry
Modération : Paul Briottet
En partenariat avec la SACEM

19H — CONCERT
Trio Sōra
Pauline Chenais, piano — Clémence de Forceville, violon — Angèle Legasa, violoncelle
Ludwig van Beethoven et Kelly-Marie Murphy

21H — OPÉRA
Tosca de Puccini dirigé par Daniele Rustioni et mis en scène par Christophe Honoré

DIMANCHE 12 JUILLET
LA CRÉATION ARTISTIQUE FACE AUX ENJEUX DE L’ANTHROPOCÈNE

Comment faire face aux grands défis de l’anthropocène, cet état du monde marqué de manière irréversible par l’empreinte de l’homme ? Les arts de la scène se sont emparés de la problématique sous l’angle concret de l’éco-responsabilité et sous celui, esthétique, de son inscription dans l’œuvre d’art. Isabelle Moindrot, professeure à l’Université Paris 8 spécialiste de l’opéra, abordera ces deux aspects avec le metteur en scène Simon McBurney, rejoint par la chercheuse et metteuse en scène Frédérique Aït-Touati et le bâtisseur de paysage Bas Smets. Pour ses débuts au Festival d’Aix, Christian Gerhaher, accompagné de Gerold Huber, mettra son art de Liedersänger au service des plus grandes pages de Schubert et Berg, variations sur le thème de la nature apaisante ou tourmentée comme autant de reflets de l’âme. La rediffusion de Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny de Kurt Weill par Esa-Pekka Salonen et Ivo van Hove (Festival d’Aix 2019) prolongera cette réflexion sur les dystopies et les sursauts nécessaires.

MATINALE
Retour sur Grandeur et Décadence de la Ville de Mahagonny : Interview d’Esa-Pekka Salonen

12H — DÉBAT
« La création artistique face aux enjeux de l’anthropocène » avec Simon McBurney, Frédérique Aït-Touati et Bas Smets
Modération : Isabelle Moindrot

19H — RÉCITAL
Christian Gerhaher, baryton
Gerold Huber, piano
Franz Schubert et Alban Berg

21H — OPÉRA
Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny de Kurt Weill dirigé par Esa-Pekka Salonen et mis en scène par Ivo van Hove

LUNDI 13 JUILLET
LA CRÉATION EN MÉDITERRANÉE

Cette journée sera largement consacrée à l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Ses deux figures tutélaires, Fabrizio Cassol, directeur artistique de sa session de création interculturelle (Session Medinea) et Duncan Ward, directeur musical de son volet symphonique, échangeront autour des problématiques que soulèvent les projets de création musicale en Méditerranée. Dans la matinale sera proposée une rediffusion d’un programme symphonique autour de la figure de Shéhérazade donné en 2017, sous la direction de Pablo Heras-Casado, avec la participation de Virginie Verrez. Puis le temps du concert sera dédié à la session interculturelle Medinea, qui aura réuni pendant deux semaines dix jeunes improvisateurs autour de Fabrizio Cassol, répartis entre la Fondation Camargo à Cassis, pour les uns, et leur lieu de résidence pour ceux qui n’auront pas pu franchir les frontières. Enfin, la rediffusion de Carmen par Pablo Heras-Casado et Dmitri Tcherniakov (Festival d’Aix 2017), présentée par Stéphanie d’Oustrac, clôturera cette séquence placée sous le signe de la Méditerranée.

MATINALE
Retour sur Carmen : Interview de Stéphanie d’Oustrac

Concert symphonique de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée dirigé par Pablo Heras-Casado avec la participation de Virginie Verrez
Christina Athinodorou, Maurice Ravel, Nikolaï Rimski-Korsakov

12H — DÉBAT
« La création en Méditerranée » avec Fabrizio Cassol, Duncan Ward
Modération : Pauline Chaigne

19H — CONCERT
Orchestre des Jeunes de la Méditerranée Medinea - session interculturelle
avec 10 Jeunes improvisateurs - Fabrizio Cassol, direction
Programme : création collective

21H — OPÉRA
Carmen de Bizet dirigé par Pablo Heras-Casado et mis en scène par Dmitri Tcherniakov

MARDI 14 JUILLET
NOUVELLES FORMES, NOUVEAUX RAPPORTS AUX PUBLICS

Artistes et institutions culturelles s’emploient à renouveler les formes et les pratiques, dans le désir d’un plus fort ancrage au cœur de la Cité. Anthony Heidweiller, qui mène au Festival le projet « Opéra de-ci de-là », laboratoire d’œuvres brèves créées par de jeunes artistes au cœur de la ville d’Aix, Mark Withers, référent de l’atelier « Artistes-relais », Frédérique Tessier et Marie-Laure Stephan, représentantes du service éducatif et socio-artistique Passerelles du Festival d’Aix, et Philippe Franceschi, chef du groupe vocal Antequiem et porteur du projet participatif « Accents Balkans », évoqueront leurs expériences, habitées par un souci d’inclusion, de participation et, plus largement, un travail de transmission. La rediffusion du Requiem de Mozart, œuvre non scénique pourtant portée à la scène par Romeo Castellucci et insérée de surcroît dans un montage d’autres œuvres du compositeur conçu par Raphaël Pichon (Festival d’Aix 2019), illustrera parfaitement ce type de nouvelles expérimentations artistiques. Auparavant, le récital de Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy aura enlacé des lieder du même Mozart et de Richard Strauss, rappelant les affinités électives qui relient les deux artistes.

MATINALE
Retour sur Requiem : Interview de Raphaël Pichon

12H — DÉBAT
« Nouvelles formes, nouveaux rapports aux publics » avec Anthony Heidweiller, Mark Withers, Frédérique Tessier, Marie-Laure Stephan et Philippe Franceschi
Modération : Louis Geisler

19H — RÉCITAL
Sabine Devieilhe, soprano
Mathieu Pordoy, piano
Wolfgang Amadeus Mozart, Richard Strauss

21H — OPÉRA
Requiem de Mozart dirigé par Raphaël Pichon et mis en scène par Romeo Castellucci

MERCREDI 15 JUILLET
CONSTRUIRE L’AVENIR : LE FESTIVAL DANS SON TERRITOIRE

 #LA SCÈNE NUMÉRIQUE se terminera en beauté, avec le concert du London Symphony Orchestra, dirigé par Duncan Ward – depuis Saint Luke à Londres, mais tout spécialement dédié aux Aixois. Une dernière table abordera l’ancrage et les partenariats territoriaux du Festival, qui donnent une assise forte et singulière à son rayonnement national et international. En se tournant vers l’avenir, Pierre Audi échangera avec Maja Hoffmann, créatrice de la Fondation Luma à Arles, Macha Makeïeff, directrice du Théâtre de La Criée à Marseille et Jean-François Chougnet, directeur du Mucem. Ensemble, ils évoqueront les principes et projets qui animent les acteurs du monde culturel pour mieux transformer les difficultés présentes en opportunités futures. Enfin, la rediffusion d’Elektra de Richard Strauss par Esa-Pekka Salonen et Patrice Chéreau (Festival d’Aix 2013), introduite par Waltraud Meier, fera retentir les dernières déflagrations de cette édition à tout égard singulière.

MATINALE
Interview archive de Patrice Chéreau sur Elektra
Retour sur Elektra : Interview de Waltraud Meier

12H — DÉBAT
« Construire l’avenir : le Festival dans son territoire » avec Pierre Audi, Maja Hoffmann, Macha Makeïeff et Jean-François Chougnet
Modération : Timothée Picard

19H — CONCERT
London Symphony Orchestra dirigé par Duncan Ward
Leonard Bernstein, Gabriel Fauré, Hector Berlioz, George Gershwin

21H — OPÉRA
Elektra de Strauss dirigé par Esa-Pekka Salonen et mis en scène par Patrice Chéreau