— Carnets de Bernard Foccroulle

Published on 14 mai 2013

JOURNAL DE BORD : MARDI 7 MAI

Hier après-midi a eu lieu à Londres la présentation de « Boras ». C’était à St Luke, une ancienne chapelle transformée en salle de répétition du London Symphony Orchestra, un lieu qui est également régulièrement utilisé pour les activités de LSO Discovery.

« Boras » est un spectacle que nous avons monté au printemps 2012 avec une association culturelle de la Cité de la Savine à Marseille, et plus particulièrement avec un groupe de femmes issues de la communauté comorienne de Marseille, qui compte près de 80 000 personnes. Soit la plus importante communauté comorienne au monde !
Le spectacle est basé sur des berceuses des Comores, des chants traditionnels qui parlent de la vie des villages, y compris des événements tragiques de l’Histoire de l’archipel. Deux musiciens du LSO et trois jeunes musiciens provençaux placés sous la direction de Mark Withers (LSO Discovery) ont accompagné un groupe de femmes et leurs enfants ainsi que quelques ados au fil de plusieurs week-ends de répétitions. Le chorégraphe Thierry Thieû Niang (lire les quatre pages que « Libération » lui a consacrées le week-end dernier !) a créé une mise en scène/chorégraphie à la fois très simple et très émouvante.
L’an dernier, ce spectacle avait eu un fort impact lors des représentations à Marseille et à Aix.
La représentation londonienne a été donnée devant un public assez nombreux et très enthousiaste. Pour ma part, c’était la troisième fois que je voyais ce spectacle, et j’ai une fois de plus été saisi d’émotion devant la beauté de ces chants, la concentration des enfants, l’écoute mutuelle, la force et la dignité qui émanent de ces femmes et de tous les participants.