— Au festival

Publiée le 19 novembre 2013

FESTIVAL D’AIX 2013: LA PRESSE EN PARLE!

RIGOLETTO

Libération / Eric Loret
Le chef Gianandrea Noseda transforme la partition en dentelle sublime, jouant des transparences et des phrasés. Un exploit qui fait de Rigoletto une longue valse qui finit mal.

Le Monde / Marie-Aude Roux
La divine surprise est venue de la fossse (…). Sous la direction vivante, nerveuse, sensuelle, admirablement phrasée (avec des accompagnements à se damner) du chef italien Gianandrea Noseda.

Télérama.fr / Gilles Macassar
Dégaine de prolo sous un déguisement de pierrot clownesque, le baryton géorgien George Gagnidze a, pour ce rôle écrasant et formidable, les épaules aussi larges que la voix. ( …) Quant à Robert Carsen, il a magistralement réussi son grand retour à Aix, où, du Songe d’une nuit d’été, de Britten, à la Semele de Haendel, il a prodigué les fantasmagories les plus enchanteresses. Son Rigoletto est de cette lignée.

Forum Opéra / Christophe Rizoud
Peut-on reprocher à Carsen de faire du Carsen ? Il faut au contraire le remercier de savoir, comme nul autre, avec cette inventivité qui lui est propre, s’emparer d’une oeuvre et la reconsidérer sans en corrompre ni l’esprit, ni la lisibilité.

The New York Times / George Loomis
L’interprétation et la voix de George Gagnidze font de Rigoletto un être exceptionnellement convaincant.

James Karas- Blog
Le LSO dirigé par Gianandrea Noseda a merveilleusement joué la dramatique musique de Verdi. Encore une fois, Robert Carsen impose sa vision et recrée un nouvel opéra tout en respectant l’original. Une superbe réussite.

DON GIOVANNI

La Provence / Michel Egea
Si la copie peut faire débat, rendons à Tcherniakov ce qui lui appartient : il est un génial directeur d’acteurs. On peut même dire que son travail est un modèle du genre en la matière.

L’Avant-scène Opéra / Chantal Cazaux
Il serait injuste d’omettre un paramètre important : la stupéfiante direction d’acteurs exercée par Tckerniakov sur chaque interprète. (…) Car par moment, le décapage à l’acide de Tcherniakov qui tente d’atteindre la sous-couche du texte et de la musique, fait merveille pour donner des fêlures et des profondeurs nouvelles et abîmées aux personnages.

Forum Opéra / Claude Jottrand
Cette production de Don Giovanni de Mozart fait assaut d’ambitions : des partis pris de mise en scène extrêmement fouillés et audacieux, l’un des meilleurs orchestres européen, une distribution de jeunes chanteurs de talent et un chef réputé.

Financial Times / Shirley Apthorp
Un casting 5 étoiles qui inclut Rod Gilfry dans le rôle dégénéré et frénétique de Don Giovanni, Paul Groves dans le rôle de Don Ottavio, Kristine Opolais dans le rôle majestueusement travaillé de Donna Elvira et une Maria Bengtsson impliquée dans le rôle de Donna Anna.

THE HOUSE TAKEN OVER

Le Monde / Marie-Aude Roux
Le premier opéra du jeune compositeur portugais Vasco Mendonça est une réussite. (…) La mise en scène sophistiquée et littérale de Katie Mitchell, avec son décor de maison de poupée, observe la rigueur obsessionnelle des rituels domestiques, déplacements cliniques des corps, des objets dans une sorte de ballet mécanique. Dans une tenue d’un bout à l’autre remarquable, dans la fosse ou sur le plateau, musiciens et chanteurs ont défendu avec un engagement rare cette musique de substantifique effroi.

Libération / Eric Loret
Pari de l’étrangeté réussie. (…) The House Taken Over fait penser à l’Erwartung de Schoenberg, à la Voix humaine de Poulenc et de Cocteau. Au chant, un expressivisme bien servi par Oliver Dunn et Kitty Whately en obsessionnels émouvants.

Financial Times / Shirley Apthorp
Oliver Dunn et Kitty Whately nous offrent une excellente performance dans l’interprétation de leur rôle. (..) Etienne Siebens dirige avec précision et sensibilité l’excellent ensemble Asko/Schönberg.

Le Jeudi / Pierre Bouchet
Projet cohérent, le résultat d’un magnifique travail d’équipe (…). Chacun des éléments de la représentation a son rôle dans le mystère et l’angoisse qui s’installent.

ELENA

Le Monde / Marie-Aude Roux
C’est une très vieille mais très belle Hélène que le Festival d’Aix-en-Provence a délivrée de son sommeil. On doit au chef d’orchestre argentin Leonardo Garcia Alarcon (…) un petit miracle de sensualité et un art consommé de la dynamique théâtrale, dont la mise scène de Jean-Yves Ruf (…) suit avec alacrité les mille et un ressauts.

Le Figaro / Christian Merlin
C’est tout le mérite de Jean-Yves Ruf d’avoir joué sur les égarements du coeur et de l’esprit avec une drôlerie toujours contrebalancée par la tendresse (…). Ajoutez à ces ingrédients une équipe de chanteurs jeunes et familiers des exigences du style baroque, et vous aurez une soirée pleine de grâce. (…) On a surtout le sentiment d’avoir assisté à un travail d’équipe, l’opéra ne devrait jamais être autre chose.

Libération / Eric Loret
Etourdissant : c’est le contre-ténor sopraniste (de l’espèce des Jarrousky) Valer Barna-Sabadus qui interprète avec une fougue et une grâce étourdissante le héros Ménélas. Mais tous les chanteurs sont formidables, jeunes, complices dans la mise en scène physique de Ruf.

Le Canard Enchainé / Pierre Combescot (Luc Décygnes)
C’est du grand baroque vénitien.(…) La mise en scène de Jean-Yves Ruf est à propos. Il possède de l’invention et un sens parfait du jeu. On rit, on s’émeut. Cette oeuvre est sans doute la plus inventive qu’on ait pu voir cette année au Festival.

Télérama.fr / Gilles Macassar
C’est la révélation très attendue de cette édition 2013. Troublé et conquis, enfin, par tous ces personnages (…). Leonardo Garcia Alarcon est aujourd’hui l’un des maitres absolus dans cet art de soutenir, d’envelopper et de relancer la déclamation théâtrale des chanteurs. Merci au festival d’Aix qu’Elena de Cavalli ne soit plus désormais l’otage de l’oubli.

ELEKTRA

Le Monde / Marie-Aude Roux
La soprano allemande Evelyn Herlitzius est d’une lumière et d’une grâce confondante. (…) Quant à Adrianne Pieczonka, c’est une Chrysothemis de rêve.

Le Figaro / Christian Merlin
Qu’attend-on au juste d’un festival ? L’exceptionnel. La soirée dont on se souvient toute sa vie. C’est loin d’être toujours le cas. Mais quand on sort de l’Elektra de Strauss telle que le Festival d’Aix vient d’en donner la première, on se dit que le mot festival prend tout son sens.

Télérama.fr / Gilles Macassar
On a pu entendre des Elektra d’un lyrisme plus sentimental, d’une chaleur plus sensuelle : on n’en a jamais entendu de plus inouïes en alchimies ensorcelantes de timbres, en troubles harmoniques insidieux et énigmatiques. « Il n’y a pas de dieux dans le ciel », enrage Elektra (…). C’est peut-être qu’ils se sont réfugiés dans la fosse d’orchestre.

L’Avant-scène Opéra / Chantal Cazaux
Impérieuse. Comme les trois notes qui gravent à jamais l’appel « Agamemnon !» (…) Ce qui sur le papier, s’annonçait comme l’événement du Festival 2013 (Salonen, Chéreau, Meier : n’en jetez plus !) tient ses promesses au moins d’écarteler les perspectives : cette Elektra-là est de ces soirées qui jalonnent une vie – pas seulement une saison lyrique.

Le Temps / Jonas Pulver
Une musique au bord du gouffre, au bord du cyclone, au bord du temps ; Esa-Pekka Salonen, à la tête d’un Orchestre de Paris rutilant, garde la tête admirablement froide – peut-être trop au goût des hédonistes. Mais il touche ainsi à la juste instabilité entre puissance souterraine des tutti et clarté analytique, sans jamais couvrir les chanteurs. En un mot, une maîtrise idéale de la démesure et du déséquilibre.

Financial Times / Shirley Apthorp
Cette production, avec Esa-Pekka Salonen à la direction, l’Orchestre de Paris dans la fosse, un casting 5 étoiles et Patrice Chéreau à la mise en scène, a été tellement mise en avant qu’il serait gratifiant de pouvoir énumérer ses imperfections. Mais il n’y en a aucune. Chéreau, Salonen et leur casting touche tellement juste, que n’importe qui de présent à la première mercredi soir à Aix avec une once de sensibilité s’est retrouvé comme emporté.

The New York Times / George Loomis
Au lieu de simplement réinventer l’opéra, Patrice Chéreau va au-delà de ce qui existe déjà. (…) Evelyn Herletzius a déployé sans crainte sa voix scintillante, forte et captivante. Peu de sopranos donnent autant d’elles-mêmes. Sa performance dans le rôle d’Elektra a été un triomphe vocal et historique.