— Au festival

Publiée le 12 avril 2016

Cycle Stravinski : entretien avec Vincent Meyer

Philanthrope et mécène, la Fondation Meyer pour le développement culturel et artistique s’emploie à faire rayonner les connaissances et les arts. Dans le sillage des grandes fondations familiales américaines modernes, la Fondation Meyer a à cœur d’apporter son soutien à l’ « activité humaine qu’est la culture ». En 2011, la Fondation Meyer et le Festival d’Aix conçoivent le projet du Cycle Stravinski qui est initié avec succès en 2015 avec Iolanta / Perséphone. Quelques semaines avant la première d’Œdipus Rex / Symphonie de psaumes, prochain opéra de ce cycle, Vincent Meyer, président de la Fondation, nous a accordé une entrevue : il nous livre ici son histoire avec le Festival d’Aix-en-Provence et les choix de mécénat de la Fondation.

Quelle place ont la musique et l’opéra dans votre vie ? Quelle est l’histoire de votre relation avec le Festival d’Aix ?
Vincent Meyer : La musique et l’opéra occupent une place prépondérante dans ma vie et le Festival d’Aix-en-Provence en a toujours fait partie. Enfant, déjà, j’y accompagnais mes parents. Je suis resté très attaché à la ville d’Aix-en-Provence et ai plus tard choisi de garder un pied dans la région.

Quel est l’objet de la Fondation Meyer et pourquoi avoir choisi de créer une fondation familiale ?
VM : La Fondation Meyer pour le développement culturel et artistique est née du désir de mon père Philippe, aujourd’hui disparu, et du mien de créer une entité philanthropique pérenne au sein de laquelle notre famille pourrait soutenir les projets qui lui tenaient à cœur. Son action principale a pour objectif de favoriser, par son soutien, l’expansion des connaissances humaines et l’expression artistique. La Fondation a été reconnue d’utilité publique en 1995.

Quelles ont été vos motivations à devenir mécène du Festival d’Aix ?
VM : La Fondation Meyer a choisi d’apporter un soutien au Festival d’Aix en raison de la qualité et du sérieux de sa programmation. J’ai également une grande confiance dans la direction du Festival, dont je connais certains membres depuis longtemps, et il s’est instauré depuis quelques années une affinité artistique avec Bernard Foccroulle.

Quelles sont les raisons qui ont motivé votre choix de soutenir plus particulièrement le Cycle Stravinski ?
VM : Ma passion pour la musique d’Igor Stravinski, partagée avec Bernard Foccroulle et Maestro Salonen, est à l’origine de ce projet. Je suis très reconnaissant à Bernard Foccroulle d’avoir développé et donné vie à ce Cycle Stravinski à Aix-en-Provence, raison pour laquelle j’ai décidé de soutenir son action au Festival.

Y a-t-il, à votre sens, une spécificité du « mécénat » à la française ?
VM : L’expression artistique est indispensable à la survie de toute société. Le mécénat qui la soutient, qu’il soit individuel ou d’entreprise, est tributaire d’un ensemble de facteurs liés au cadre social, politique, économique et culturel. Grâce à l’argent public, l’État français soutient les Arts ; il est certain que s’il pouvait encourager et favoriser encore plus activement le soutien des entreprises ou des individuels, le rayonnement artistique en serait accru, pour le bien de tous.

Propos recueillis en avril 2016.