— Passerelles

Publiée le 26 novembre 2013

L’OPÉRA AU COLLÈGE: RETOUR D’EXPÉRIENCE

Guillemette De Rivas, professeur de Français au Collège Prévert de Saint-Victoret, collabore depuis maintenant deux ans avec le service éducatif du Festival d’Aix. Le 19 novembre dernier, à l’occasion des journées de formation des partenaires aux Ateliers de Venelles, elle est venue présenter un projet qu’elle a mené en 2013 avec deux classes de 4ème, autour de l’opéra de Vasco Mendonça The House Taken Over. L’occasion de mieux connaître l’un de ces enseignants qui, chaque année, participent à la mission du Festival d’ouvrir grandes les portes de l’opéra !

Avant de prendre part en tant qu’intervenante aux journées de formation des enseignants, vous y aviez déjà participé l’an dernier. Que vous apportent ces sessions, dans votre pratique de l’enseignement ?

Tout d’abord, je dois dire que la musique et l’opéra, c’est mon univers, et qu’il s’agit à mes yeux du meilleur moyen de montrer l’unité entre les arts. Ce que cette journée a d’exceptionnel, c’est qu’elle permet d’échanger entre enseignants, pour faire des retours sur des expériences, trouver des idées nouvelles… Même en ayant beaucoup d’imagination, je suis forcément limitée par ce que je connais et ce que j’aime faire ! Cette notion d’échange est vraiment fondamentale, parce que j’aurais beau venir avec mille idées sur l’opéra et sur ce que je peux proposer à mes élèves, j’en aurai toujours dix fois plus en ressortant d’ici, et cette expérience pourra m’aider à réaliser quelque chose de plus consistant, en assimilant toutes ces idées avant de me lancer dans un projet.

Et maintenant, en tant qu’intervenante à l’une de ces journées de formation, comment espérez-vous que le partage de votre expérience puisse aider d’autres professeurs ?

Déjà, c’est exceptionnel d’avoir un projet qui réussisse et qui soit reconnu ! De la part des élèves et des parents, bien sûr, mais aussi de la part d’une institution. Quant aux retours sur investissement, je suis heureuse de partager ce que j’ai fait, de proposer aux autres professeurs de piocher dans mes ressources. Ce que je trouve aussi intéressant, c’est qu’il s’agit d’une expérience concrète, dans des circonstances concrètes, et qui permet de voir concrètement ce qu’il est possible de faire au cours d’une année. En plus, vu que j’ai déjà fait ce projet, j’ai une distance critique qui me permet de dire « ça, ça n’avait pas très bien fonctionné, cette année il faudrait faire différemment », et donc d’indiquer les aspects qu’il faudrait retravailler avant de faire un nouveau projet, afin d’éviter les écueils précédents. Il y en a certains dont on est conscient en cours de route, et d’autres qui émergent une fois qu’on a déjà réalisé le projet. C’est bon à connaître pour l’année prochaine !

Et cette année, quel va être votre projet ? Allez-vous travailler sur un opéra en particulier, comme l’an dernier ?

Comme l’an dernier, je vais faire travailler deux classes à la fois : c’est un même projet, mais avec des individus différents, ce qui est intéressant puisque ça permet d’échanger d’une classe à l’autre, et d’établir des parallèles entre les deux résultats. Je vais donc travailler à nouveau sur une seule œuvre, et ce sera Winterreise de Schubert ! J’aime bien ce format un peu à part, resserré… et puis je reste avant tout professeur de Français, avec un programme d’enseignement précis, et là il se trouve que ça tombe dans le mille ! L’approche cette fois-ci sera fondamentalement différente, puisque l’an dernier j’abordais la question du théâtre, tandis que cette fois-ci je serai du côté de la poésie. Puis je ferai sans doute appel au service éducatif du Festival, pour organiser des ateliers autour de la musique et du son !

> Découvrez le projet mené en 2012-2013 par Guillemette De Rivas avec ses élèves du Collège Prévert